Le militant éco-chrétien Dominique Bourg réclame l’instauration de « quotas de consommation » pesant sur chaque citoyen

Dominique Bourg, philosophe suisse, ex-candidat sur la liste « Urgence écologie » aux élections européennes de 2019, contempteur de « l’Occident moderne », catholique militant et coqueluche des chrétiens décroissantistes adeptes du dogme chrétien de « l’écologie intégrale », a proposé l’instauration de «quotas de consommation». Ce projet a été présenté lors du « Week End des Possibles » organisé par le journal L’Obs. Dominique Bourg se définit comme « une sorte de catholique complètement délavé » et loue les prises de position décroissantistes du pape François. Lors de son intervention, Dominique Bourg a également déploré qu’en mettant au point l’agriculture moderne, on ait «voulu s’émanciper […] du travail humain». Issu de la bourgeoisie chrétienne, Dominique Bourg vit visiblement très mal la fin du servage et regrette que les prolétaires ne soient plus enchaînés à un labeur harassant, l’échine courbée à longueur de journée pour désherber entre les sillons. C’est pourquoi il milite pour le retour du prolétariat aux champs et l’instauration de mesures autoritaires pour empêcher les prolétaires d’accéder à une forme de confort.

La repentance éco-théologique incarnée par Dominique Bourg n’a rien à voir avec la protection de l’environnement. Elle n’est qu’une riposte de la bourgeoisie chrétienne détrônée face à la classe-moyennisation du prolétariat. Comme à chaque fois, les appels à instaurer des mesures autoritaristes anti-prolétaires sont assorties de fausses prédictions de souffrances : « Nous allons devoir vivre sur une planète plus dégradée et hostile, avec des rendements agricoles inférieurs, des événements plus extrêmes et plus nombreux, un dérèglement du climat. C’est certain qu’il va être plus difficile de vivre sur Terre. » En vérité, le militant éco-chrétien exprime son désir profond : que les prolétaires soient punis d’avoir relevé l’échine, et que l’Occident soit châtié d’avoir conjuré par le progrès technique la malédiction de Yahvé condamnant les hommes à une vie de labeur harassant.

Pendant que scientifiques, ingénieurs et investisseurs inventent les solutions de demain telles que la fusion nucléaire et mettent au point des technologies pour permettre à l’humanité de progresser tout en préservant la planète, les propagandistes chrétiens de la repentance écothéologique consacrent leur énergie à répéter en boucle des slogans d’appel au suicide civilisationnel tels que : « Oublions nos rêves de croissance verte » (conférence de Dominique Bourg). De plus en plus discrédité sur le plan sociétal, le conservatisme se déploie dans le champ de la fausse écologie et exploite la saine préoccupation des occidentaux pour l’environnement à des fins de propagande collapsiste.

Relire à ce sujet :

« La riposte bourgeoise face à la classe-moyennisation du prolétariat »

« L’écologie réparatrice contre la repentance écothéologique »

Commentaires

  1. Ce qui est fascinant avec les écochrétiens, c'est qu'ils présentent toujours comme une énergie éternellement renouvelable toute la force de travail humaine, toutes les heures de labeur et toute l'énergie musculaire humaine. Ils cherchent à nous persuader qu'un retour à l'esclavage serait profitable à la planète, depuis qu'ils ne peuvent plus parler au nom de dieu-Yahvé ils parlent au nom d'une nature dont ils s'estiment être le légitime clergé.

  2. C'est pourtant le christianisme qui a permis la surexploitation de certaines ressources pendant la période où l'on ne se souciait pas encore de préserver un équilibre écologique, car c'est cette doctrine qui a affirmé que la nature était corrompue et déchue depuis la faute imaginaire des premiers humains. La nature a subi la même dévalorisation que les humains sous le joug chrétien.

  3. J'ai vraiment du mal avec ces "écolos" qui relèvent davantage du mépris du progrès, surtout quand il devient accessible au plus grand nombre. D'une part, faisant le plus de bruit, il capte un électorat et des gens sincèrement inquiets pour l'écologie et qui, à force de n'entendre qu'eux, finissent par leur accorder une légitimité. D'autre part, étant souvent barrés et excessifs, ils finissent par dégoûter tellement de monde que certains finissent par devenir des anti-écologie par un effet de mimétisme inversé qui ne les rendent guère mieux que les autres.

  4. Je me disais bien que ce type m'était vaguement familier ! Il m'était déjà apparu au détour d'un partage Facebook, avec ce montage magnifique réalisé par les graphistes de l'Obs :


    Le réductionnisme incroyablement grotesque de son propos m'avait même inspiré une petite série de dérivatifs :grin:



  5. excellents les montages :laughing: C'est même pas une caricature de son propos

  6. :rofl: ce catholique a fait définitivement sécession avec l'esprit humain. Il est devenu... autre-chose. Je ne saurais pas dire quoi.

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